La qualité de l’air s’améliore-t-elle en France ?

A l’occasion de la Journée nationale de la qualité de l’air, ce mercredi 20 septembre 2017, un rapport publié par le Laboratoire central de surveillance de la qualité de l’air (LCSQA) fait le point sur l’évolution de la pollution en France depuis près de 20 ans.

Ce document analyse l’évolution de la pollution atmosphérique sur la période 2000-2010 et indique que « les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) dans l’air ambiant ont baissé de 17,3% et celles de particules PM10 (pour les particules de diamètre inférieur à 10 microns) de 15,1% ». Les pics d’ozone (O3), quant à eux, « ont été réduits de 3,8% ». (Les PM2,5 (particules de diamètre inférieur à 2,5 microns issus notamment du trafic routier), n’ont pas été inclus dans cette analyse, leur surveillance étant plus récente.)

Globalement, la qualité de l’air s’améliorerait en France notamment grâce aux « stratégies et plans d’action » mis en œuvre depuis plusieurs années pour réduire les émissions polluantes.

Concentrations annuelles moyennes de PM10 en 2000 (à gauche) et en 2010 (à droite). © LCSQA

En revanche, le rapport rappelle que « des dépassements des normes européennes sur les PM10 (particules fines de diamètre inférieur à 10 microns) et les oxydes d’azote (NOx) sont encore observés dans certaines régions » (NO2 : Paris, Marseille, Grenoble, Lyon, Strasbourg, Toulouse… / PM10 : Rhône-Alpes, Paris, Martinique).

Enfin, malgré une réduction des pics d’ozone, ce polluant reste difficile à évaluer de part son caractère secondaire, c’est-à-dire que sa composition prend en compte le dioxyde d’azote (NO2) et les composés organiques volatils (hydrocarbures, solvants…) et que sa concentration s’amplifie en période de fort ensoleillement et de faible vent (critère que le réchauffement climatique peut amplifier dans certaines régions).

Pour plus d’informations sur la Journée nationale de la qualité de l’air 

Sources :