Présentation du Plan Climat : l’Etat veut faire de la rénovation énergétique une priorité nationale

Dans un contexte compliqué (veille de l’ouverture du G20 et sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris), le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a dévoilé le 6 juillet 2017 les axes forts du quinquennat qui s’ouvre en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

© Ministère de la Transition Écologique et Solidaire

Le Plan Climat regroupe 23 axes, tels que :

  • rendre « irréversible l’Accord de Paris » ;
  • en finir avec la commercialisation des voitures roulant à l’essence ou au gazole en France d’ici 2040 ;
  • réduire la part du nucléaire dans le mix énergétique à 50% d’ici à 2025 (figure également dans la loi de transition énergétique adoptée en 2015) ;
  • ne plus accorder les permis d’exploration et d’exploitation pour les énergies fossiles dans le pays ;
  • éliminer les centrales à charbons encore en activité d’ici 5 ans ;
  • mettre fin à la déforestation importée, c’est-à-dire aux produits qui contribuent à la destruction des trois grands bassins de forêt tropicale du monde, l’Amazonie, l’Asie du sud-est et le bassin du Congo, notamment pour la production d’huile de palme ou de soja non durable ».

Rénovation énergétique des bâtiments : 

Nicolas Hulot a précisé les leviers d’action pour éradiquer la précarité énergétique d’ici 10 ans et notamment les 7 millions de « passoires thermiques » (maisons, immeubles, bâtiments publics). Cela concerne un plan d’investissement de quatre milliards d’euros pour accompagner tous les propriétaires et occupants en situation de précarité vers des solutions de rénovation et des financements adaptés. Mais également la mise en place de mesures à la fois incitatives et coercitives.

Les collectivités territoriales vont également bénéficier d’un plan d’investissement à hauteur de 4 milliards d’euros, ainsi que des solutions de tiers-financement. L’Etat consacrera une partie de l’enveloppe à la rénovation de son parc et des autres bâtiments publics : écoles, universités, hôpitaux.

Enfin, une feuille de route sera publiée en septembre énonçant un certain nombre de propositions sur « une gouvernance et un pilotage renforcés et coordonnés des actions publiques en matière de rénovation énergétique ».